Rémunération des médecins

Les ROSP en légère baisse en 2021

Date de publication :
2022-05-11DD/MM/YYYY
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Plus de critères de sélection pour le contenu MAT-FR-2201711 - 05/22

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2022-05-11DD/MM/YYYY
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L’Assurance maladie a publié les chiffres des ROSP pour l’année 2021 qui ont été versés la semaine dernière.

Depuis 2011, les médecins libéraux sont rémunérés par l’Assurance maladie s’ils acceptent de faire évoluer leurs pratiques en faveur de certains objectifs de santé publique : c’est ce qu’on appelle les ROSP, ou rémunérations sur objectifs de santé publique. Versés la semaine dernière, les ROSP de 2021 sont en légère baisse par rapport à 2020, année fortement perturbée par l’épidémie, mais retrouve peu ou prou leur niveau d’avant crise. Pour l’Assurance maladie, le bilan est globalement positif, avec une majorité d’indicateurs cliniques (14 sur 25) qui sont considérés comme « bien orientés ».

 

4891 euros pour les médecins traitants de l’adulte

Du coté des médecins traitants de l’adulte, on compte 64 801 bénéficiaires qui ont touché au total 263,9 millions d’euros soit une moyenne de 4 891 euros par praticien, une rémunération en légère baisse par rapport à 2020 (4 909 euros) mais légèrement supérieur à celle de 2019 (4 820 euros). Les détracteurs de la ROSP, qui considère que le système porte atteinte à l’égalité des médecins, ne pourront s’empêcher de calculer qu’un tel montant aurait pu financer une hausse de 1,5 euros de l’ensemble des consultations. Si l’on ne compte que les généralistes et qu’on exclut les médecins en mode d’exercice particulier (MEP), on obtient une ROSP moyenne de 5 057 euros (en baisse de 0,7 % par rapport à l’an dernier. Cette année, la CNAM constate une « diminution du nombre de médecins éligibles lié à une augmentation du nombre de médecins en cessation d’activité ».

2016 euros pour les cardiologues

Si l’on intéresse aux spécialistes, on observe une grande divergence selon les spécialités. La ROSP moyenne des cardiologues s’élève ainsi à 2016 euros pour 4 414 cardiologues, soit 8,9 millions d’euros au total. Elle était de 2 093 euros pour 4 412 praticiens rémunérés l’an passé (9,2 millions d’euros) en cumulé. La CNAM se réjouit que les indicateurs de la ROSP des cardiologues soient « en majorité bien orientés pour cette année ».

1 438 euros pour les endocrinologues

S’agissant des endocrinologues, la ROSP s’élève à 1 438 euros par médecin en moyenne. Au total, 786 médecins sont concernés, soit une rémunération de 1,1 million d’euros, en hausse de 4 % par rapport à l’année dernière. L’Assurance maladie se montre cependant mitigée sur l’orientation des indicateurs de la ROSP pour cette spécialité. En effet, si l’indicateur relatif aux soins de podologie est en hausse (+ 4,9 points), celui portant sur l’autonomisation de la mise sous insuline des diabétiques de moins de 80 ans est lui en baisse de 1,9 points.

1 391 euros pour les gastro-entérologues

La ROSP des gastro-entérologues retrouve presque son niveau de 2019, puisqu’elle est au total 2,8 millions d’euros contre 2,9 millions en 2019. 1 995 médecins ont pu en bénéficier soit une rémunération moyenne de 1 391 euros. L’Assurance maladie considère là aussi que les indicateurs de la ROSP sont « tous bien orientés » pour cette spécialité.

1 020 euros pour les médecins traitant de l’enfant

Les pédiatres sont un peu moins bien lotis que leur confrère : les médecins traitant de l’enfant touchent en moyenne 1 020 euros chacun au titre de la ROSP. Le montant total de la ROSP de ces spécialistes au titre de l’année 2021 est de 12,7 millions d’euros, en hausse de 9,5 %.  

L’organisation de la ROSP pourrait être amenée à évoluer dans les prochains mois. Lors d’un déplacement à Mulhouse lors de sa campagne de réélection, le Président Emmanuel Macron s’est dit favorable à un renforcement de la ROSP. L’Assurance maladie a déjà lancé un groupe de travail avec les syndicats de médecins libéraux pour discuter d’éventuels réformes. La CNAM va également procéder à une enquête qualitative auprès des médecins dont les résultats seront obtenus cet été. Parmi les pistes de réflexion, une diminution du nombre d’indicateurs afin d’améliorer la lisibilité du système. 

 

Quentin Haroche, 
Journaliste au JIM.

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