Prise en charge des symptômes rhinosinusiens des asthmatiques sévères avec inflammation de type II

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L'association d'un asthme a fortiori sévère et de symptômes rhinosinusiens est extrêmement fréquente.

Il existerait un continuum inflammatoire entre les muqueuses nasales et bronchiques.

La prise en charge des patients souffrant d’asthme sévère et d’inflammation nasale et sinusienne de type 2 est difficile ; de nombreuses études soulignent la nécessité d’une prise en charge adéquate des symptômes rhinologiques afin d’améliorer le contrôle de l’asthme.

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Article

La rhino sinusite chronique (RSC) avec inflammation de type 2 la plus fréquente en Europe est la polypose naso sinusienne (PNS).

2 à 5 %
de la population française est atteinte de polypose naso-sinusienne.
7 %
des asthmatiques souffrent de polypose naso-sinusienne en France, la prévalence est plus élevée chez les patients avec un asthme sévère.

L’association PNS et intolérance à l'aspirine retrouvée dans 10% des cas, ces patients présentent une forme de PNS plus sévère que les non-allergiques. D’autres pathologies comme la rhinite allergique ou la rhinite chronique à éosinophiles peuvent également être observées.
Le diagnostic clinique repose sur un examen physique avec endoscopie nasale. Ceux-ci permettent de différencier rhinite et RSC, de visualiser la présence de polypes.

Le scanner (ou le cone beam) du massif facial est souvent nécessaire, non systématique si le tableau clinique est suffisant.
L'évaluation de la qualité de vie et du sommeil des patients est nécessaire.
L'échelle la plus utilisée est le Sino-Nasal Outcome Test 22 (SNOT 22) tandis que la biopsie nasale n'est pas réalisée en routine.

Néanmoins, l'EPOS 2020 définit l'inflammation de type II au niveau sinusien par un taux tissulaire de polynucléaires éosinophiles > 10 éosinophiles/champ (x400).
La confirmation du profil T2 sera peut-être nécessaire à l'avenir pour la mise en place des biothérapies. L'évaluation de l'olfaction est utile.

Le contrôle des symptômes rhinosinusiens chez les patients souffrant d'asthme sévère est nécessaire.

Le traitement de première intention associe lavages des fosses nasales ; recommandation de grade Ia, validée par des études contrôlées en double aveugle ; et corticostéroïdes locaux : traitement au long cours, nécessitant une éducation thérapeutique.
Les antihistaminiques systémiques ou locaux sont aussi utilisés.
Les corticoïdes systémiques en cures courtes sont efficaces en cas d'exacerbation.

Si cette stratégie échoue, une intervention chirurgicale peut être effectuée, par polypectomie, ou ethmoïdectomie.
Cette prise en charge améliore les symptômes sinusiens et également le contrôle de l'asthme.

Les traitements biologiques (immunothérapies) pourraient profondément modifier la prise en charge des patients souffrant d’une inflammation respiratoire sévère de type 2 en cas d’échec d’une prise en charge médico-chirurgicale optimale.
Ils seraient indiqués pour des patients avec une PNS résistante au traitement par corticoïdes et en cas d'échec de la chirurgie.

Rédigé par :

Dr Russier Maud
Praticien hospitalier
Service de Pneumo-Allergologie
Centre Hospitalier Régional d'Orléans

Référence :

  • Revue des Maladies Respiratoires Actualités (2020), 12, 2S434-2S440
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Sur la base de chacun des aspects suivants allant de 1 (très faible) à 7 (très bien)
MAT-FR-2100515 - 02/2021

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