Homme asthmatique

Asthme difficile et sévère, fardeau pour les patients

Date de publication :
2020-12-01DD/MM/YYYY
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Plus de critères de sélection pour le contenu 7000030451 - 01/12/2020

Date de publication :
2020-12-01DD/MM/YYYY
Source du contenu :
SANOFI

3,4 % des patients asthmatiques souffrent d’asthme difficile1 et l’asthme sévère concerne 50 % d'entre eux.2

Comment distinguer un asthme difficile d’un asthme sévère ?

L'asthme sévère est un sous-groupe de l'asthme difficile, défini par un non-contrôle de l'asthme malgré un traitement maximal optimisé et la prise en charge des facteurs contributifs, ou un asthme qui empire à la diminution du traitement.3

Rappel des définitions

Asthme difficile :

  • non-contrôlé malgré des traitements de niveau GINA 4/5 (par exemple corticostéroïdes inhalés à dose moyenne ou élevée avec un deuxième contrôleur ou requérant un corticostéroïde oral d’entretien)
  • ou qui a besoin de ces traitements pour maintenir un contrôle des symptômes et réduire le risque d’exacerbations

Asthme sévère :

  • non-contrôlé malgré l’observance à un traitement maximal et une prise en charge des facteurs contributeurs,
  • ou qui empire à la diminution de ce traitement

Distinguer un asthme sévère d’un asthme difficile nécessite plusieurs mois.

Face à un asthme difficile à traiter, le praticien devra :

  • confirmer le diagnostic d’asthme ;
  • rechercher et traiter les comorbidités ;
  • prendre en charge les facteurs aggravants : tabagisme, expositions environnementales, expositions aux allergènes, médicaments ;
  • contrôler la technique d’inhalation ;
  • et vérifier l’observance aux traitements ; plus de 50 % des asthmatiques ont une adhésion sous-optimale au traitement.

C’est seulement après 6 à 12 mois (4) d’une prise en charge optimale (traitement maximal et prise en charge des facteurs contributeurs), que l’on pourra qualifier l’asthme de sévère.

Asthme difficile et sévère :

Un impact psychologique, à ne pas négliger

Anxiété, dépression et problèmes sociaux et économiques sont particulièrement fréquents chez les patients atteints d'asthme difficile.3 Les crises d'anxiété et de panique touchent 6,5 % à 24 % des asthmatiques, soit 3 à 10 fois plus que la population générale. A 6 La détresse émotionnelle des patients asthmatiques sévères est accentuée lorsqu'ils sont peu soutenus et se sentent incompris.7

"J'ai perdu dans tous les aspects de ma vie. (…) Ma capacité à gagner ma vie, mon estime de moi, mon sens de l'accomplissement, mes relations." (Rhonda, emme, 54 ans)7

Des répercussions physiques conséquentes

Le fardeau des symptômes de l'asthme sévère n'est pas uniquement lié aux exacerbations : 86 % des patients souffrent presque au quotidien de toux, d'essoufflement ou de respiration sifflante, et 50 % d'une limitation importante de leurs activités quotidiennes. B 8 La fatigue est également évoquée par 90 % des 167 patients d'une étude transversale suisse, C 9 et la limitation dans l'activité physique par 72 % des 169 patients d'une étude observationnelle. D 10 Dans une enquête britannique, en comparaison à un asthme bien contrôlé, l'asthme mal contrôlé était associé à un plus grand nombre de visites aux urgences (21 % contre 14 %), d'hospitalisations (13 % contre 8 %) au cours des 6 mois précédents, et une baisse de la productivité au travail (29 % contre 17 %).E 11

"La plupart du temps, je ne vais pas me promener avec les autres parce que je ne veux pas les ralentir"4

Points clés

  • L'asthme sévère est un sous-groupe de l'asthme difficile. Pour confirmer le diagnostic d'asthme sévère, il faut 6 à 12 mois d'évaluation et de prise en charge optimales.
  • Le fardeau psychologique et physique des patients atteints d'asthme difficile et sévère est important et les limite dans leur quotidien.

A Revue américaine de 12 études incluant au moins 30 patients chacune, enfants ou adultes, avec un asthme de gravité divers seul ou associé à un emphysème ou une bronchite chronique.

B Etude observationnelle prospective sur 998 patients français adultes asthmatiques sévères sous traitement GINA 4/5 pendant 12 mois sans interruption.

C Etude transversale suisse sur 167 patients adultes souffrant d'asthme sévère ayant répondu aux questionnaires AQLQ, ACQ et NCSI.

D Etude observationnelle basée sur un questionnaire sur 169 patients adultes (50 ans en moyenne) souffrant d'asthme sévère et persistant traités au moins par une forte dose d'ICS et un LABA.

E Etude britannique par questionnaire en ligne sur 701 patients adultes asthmatiques traités par ICS et LABA, dont 452 non- contrôlés.

Références :

1.  Afrite A, et al. IRDES (Institut de recherche et documentation en économie de la santé). L’asthme en France en 2006 : prévalence, contrôle et déterminants. Janvier 2011.

2.  Heaney LG, et al. Thorax. 2003;58 : 561–6.

3.  Global Initiative for Asthma. Global Strategy for Asthma Management and Prevention. 2020.

4.  Haute Autorité de Santé. Bon Usage du Médicament - 2007. Quelle place pour Cinqaero et Nucala dans le traitement de l’asthme sévère ?

5.  Côté A, et al. Biochem Pharmacol. 2020;179 : 114112.

6.  Pickles K, et al. 2018 Health Expectations. 2018;21 : 23–40.

7.  Foster JM, et al. Europ Respi Journal. 2017;50(3) : 1700765.

8.  Nordon C, et al. Resp Med. 2018;144 : 42-49.

9.  Peters JB, et al. Respi Med. 2014;108(2) : 278-86.

10.  Molimard M, et al. Journal of Asthma. 2010;47(8) : 853-9.

11.  Larsson K, et al. NPJ Primary Care Respiratory Medicine. 2020;30 : 25.

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MAT-FR-2100515 - 02/2021

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