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2021-01-01DD/MM/YYYY
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2021-01-01DD/MM/YYYY
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SANOFI
Asthme sévère et parcours de soins – Interview du Pr Gilles Devouassoux

Gilles Devouassoux revient de manière claire sur les étapes de confirmation du diagnostic d’asthme sévère : prise en charge multidisciplinaire, élimination des comorbidités, des facteurs aggravants, ainsi que l’importance du dialogue avec le patient.

Interview Gilles Devouassoux

Quelles sont pour vous en ce début d’année les grandes actualités dans la prise en charge de l’asthme ?

La première grande actualité c’est probablement la révolution culturelle qu’accompagne les modifications des recommandations du GINA. Le GINA 2019, dans laquelle on a une modification importante de la stratégie thérapeutique, notamment dans les stades intermittents et légers de la maladie au cours desquels on va privilégier de plus en plus les corticoïdes inhalés à la demande en association avec des Beta 2 longue durée d’action. Cette modification de prise en charge signe un peu la fin des Beta 2 courte durée d’action à la demande seuls. Donc pour l’instant on n’a pas d’autorisation d’utilisation de cette stratégie thérapeutique mais on a beaucoup d’arguments scientifiques qui font que c’est l’avenir, demain, on attend des autorisations probablement au cours des toutes prochaines années. La deuxième grande modification c’est probablement à l’extrémité du GINA, donc pour les asthmes sévères, c’est la mise à disposition de nouvelles molécules. On attend pour les prochains mois une nouvelle molécule, une nouvelle biothérapie qui va compléter la prise en charge pour les asthmatiques sévères, plutôt phénotypes inflammatoire T2.

Quels sont aujourd’hui les principaux moyens d’évaluation du contrôle de l’asthme et plus particulièrement quelle est l’importance des comorbidités ?

La bonne façon d’évaluer le contrôle de l’asthme ça reste une évaluation clinique. C’est à chaque consultation quand on rencontre son patient, c’est de lui poser de façon assez obsessionnelle des questions sur la fréquence, l’intensité de ses symptômes la nuit, le jour, sur la consommation des traitements de secours, sur la présence d’exacerbations, de cures de corticoïdes. Ça c’est vraiment quelque chose auquel on ne peut pas déroger, c’est extrêmement important. Après on a d’autres outils qui peuvent nous aider, sur le suivi des débits de XXX (2 :08) à la maison, sur l’évaluation de la consommation des médicaments, d’achats en pharmacie et également ce qui est important de regarder c’est évidemment les consultations en urgence qui peuvent avoir lieu soit à l’hôpital, soit chez d’autres médecins auquel le patient peut avoir recours.

Sur les comorbidités, quels sont vos conseils ?

Les comorbidités elles sont très nombreuses en pathologie asthmatique, elles sont beaucoup à l’origine du manque de contrôle de la maladie, donc c’est très important de rechercher une rhino sinusite chronique, un reflux gastro œsophagien, un syndrome anxiodépressif, prendre en charge un surpoids, une obésité, les facteurs environnementaux évidemment (tabagisme, exposition antigénique, des facteurs professionnels) les comorbidités inhérentes à la thérapeutique (les conséquence d’une corticothérapie orale prolongée, par exemple cardiovasculaire, ostéoporotique, etc…)

Quels sont aujourd’hui les éléments qui vont orienter plus particulièrement vers un diagnostic d’asthme sévère et pour vous quel est le parcours de soin idéal chez ce type de patient ?

Un asthme sévère c’est une éventualité assez rare en asthme, en asthme non-contrôlé c’est 3 à 5% des asthmatiques, ça suppose une évaluation prolongée par un pneumologue ou par une équipe médicale pluridisciplinaire qui permet de retenir que l’asthme sévère et d’éliminer toutes les comorbidités, tous les facteurs aggravants ou en tout cas quand ils existent des les prendre en compte. Et c’est au bout de ce chemin qui dure des mois, parfois quelques années qu’on est capable de poser le diagnostic d’asthme sévère. Donc le parcours de soin est extrêmement long, il est exigeant et pour ces patients-là effectivement un petit nombre d’entre eux, on va avoir recours à des thérapeutiques spécifiques, on va dire de dernier niveau.

Comment évaluez-vous votre expérience ?
Sur la base de chacun des aspects suivants allant de 1 (très faible) à 7 (très bien)
MAT-FR-2100515 - 02/2021

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